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Samedi, 5 avril 2008
Clôture de la conférence internationale sur ''la transparence financière et les réformes institutionnelles''
M.Lazhar Bououni, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie a présidé vendredi à Tabarka la clôture de la conférence internationale sur ''la transparence financière et les réformes institutionnelles'' organisée par la faculté des sciences juridiques, économiques et de gestion de Jendouba, les 3 et 4 avril courant, avec la participation de plusieurs universitaires et experts en sciences juridiques, économie et gestion de Tunisie et de l'étranger. Dans une allocution prononcée à cette occasion, M.Bououni a souligné l'importance des réformes législatives qui ont concerné le secteur économique depuis le changement et qui ont permis à l'économie tunisienne d'adhérer à l'économie du marché et au circuit économique mondial, particulièrement après la signature par la Tunisie de l'accord de partenariat avec les pays de l'Union européenne et son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) . Il a souligné le souci du Président Zine El Abidine Ben Ali d'adapter les textes juridiques tunisiens aux nouveautés et aux mutations intérieures et extérieures et de prendre en considération le contexte de la société tunisienne et les besoins de l'économie nationale. Il a également mis en exergue le souci de l'Etat depuis le changement de faire de la transparence financière une condition fondamentale à la réussite de la politique financière et économique. Par ailleurs, le ministre a évoqué les plus importantes réformes initiées dans ce domaine dont celles introduites au code de comptabilité publique, à la loi sur la fraude fiscale, à la loi sur la cour des comptes pour garantir la transparence des transactions, à la loi sur la contribution des établissements publics et des procédures de conclusion des marchés publics. Il a également rappelé un certain nombre de réformes englobant les transactions entre les opérateurs économiques dont la loi sur la concurrence et les prix et la réorganisation du marché financier en vue de renforcer la transparence financière des entreprises économiques et des sociétés commerciales. Le ministre a réitéré le souci constant de l'Etat d'adapter les législations nationales aux lois internationales à l'ère de la mondialisation de l'économie et de l'ouverture des marchés. Ouverture de la conférenceM. Taoufik Baccar, gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT), a relevé que la concrétisation des objectifs de développement fixés dans le cadre du programme présidentiel «Pour la Tunisie de demain» nécessite une amélioration de la qualité des services et la promotion du rôle du secteur bancaire dans la financement de l'économie nationale, et ce, compte tenu de sa contribution à la réalisation du développement intégral et équitable, au règlement des transactions économiques et aux financement des acteurs physiques et moraux (entreprises et personnes). Le gouverneur de la BCT, qui donnait vendredi à Tunis, une conférence sur le thème «l'entreprise économique tunisienne face aux crédits et à l'endettement», dans le cadre de la 11ème session de l'académie politique du rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), a souligné l'intérêt qu'accorde le programme présidentiel à l'amélioration du rendement du secteur bancaire et à l'enracinement d'une culture de qualité en matière de financement, l'objectif recherché étant de renforcer les liens entreprises-banques et d'établir un partenariat réel et fructueux entre les deux parties. Au nombre des défis à relever au cours de concernant la prochaine étape, M. Baccar a cité la réalisation d'un équilibre entre la poursuite du rôle du secteur financier dans le financement de l'économie nationale et la préservation des grands équilibres financiers, ce qui nécessite, a-t-il dit, la poursuite de l'adoption d'une politique monétaire cohérente visant la maîtrise des prix. La préservation des équilibres financiers exige, a poursuivi le gouverneur de la BCT, le renforcement des assises financières des institutions bancaires à travers l'amélioration du portefeuille des crédits (l'objectif recherché est de réduire le taux des dettes classées à 15% en 2009 et 10% en 2011), la poursuite de la restructuration du secteur bancaire , la consolidation des fonds propres des institutions de crédits, la poursuite de la restructuration du secteur bancaire de manière à répondre aux nouveaux critères de «Bale II» qui reposent sur le renforcement des ressources, le renforcement des travaux d'évaluation et d'analyse des risques, et la couverture de 70% des dettes classées par les réserves. M. Baccar a souligné, dans ce contexte, la nécessité de développer le rôle du marché financier dans le financement de l'économie et la réalisation de l'équilibre entre le financement direct et indirect, précisant que cette approche va permettre d'alléger la pression sur le secteur bancaire tout en prenant les mesures nécessaires pour garantir la stabilité et l'équilibre de ce marché. C'est dans cette optique que s'inscrit la loi de la sécurité financière adoptée aux fins de renforcer la transparence et d'assurer l'adhésion des entreprises aux opérations de déclaration financière, a-t-il conclu. |
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