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Samedi, 5 avril 2008
La Tunisie célèbre la journée mondiale de la Santé
La Journée mondiale de la santé, célébrée, le 7 avril de chaque année, sera axée, en 2008, sur le thème de la protection de la santé face aux changements climatiques. Le ministère de la Santé publique a publié, à cette occasion, une déclaration dans laquelle il souligne que la Tunisie a œuvré pour l'instauration d'une politique claire contribuant à l'effort déployé à l'échelle internationale pour réduire l'impact des changements climatiques. La déclaration évoque, à ce propos, les efforts déployés aux fins de lutter contre toute forme de pollution, de rationaliser l'exploitation de l'énergie, de recourir aux énergies renouvelables et de promouvoir le transport multimodal. Elle cite aussi l'introduction des technologies propres, la densification du couvert végétal, la maîtrise de la gestion des déchets, la préservation des sols et la protection du littoral. La conférence de solidarité internationale tenue en Tunisie, en novembre 2007, sur les stratégies de lutte contre les changements climatiques en Afrique et en Méditerranée constitue la meilleure illustration de la reconnaissance internationale qui entoure l'approche tunisienne en matière de protection des ressources naturelles et de renforcement de la solidarité, affirme la déclaration de Tunis. Le texte met en valeur les choix et stratégies initiés par le Président Zine El Abidine Ben Ali pour l'amélioration de la qualité de la vie et la garantie d'un développement durable conformément à une approche pluridisciplinaire garantissant au citoyen toutes les conditions de promotion de sa santé notamment la protection de l'environnement et la sauvegarde de l'équilibre de l'écosystème. Le secteur de la Santé en Tunisie a bénéficié d'une grande attention permettant de réaliser des indices performants dont notamment l'augmentation de l'espérance de vie à la naissance à 74 ans, l'amélioration de la couverture sanitaire pour atteindre une moyenne d'un médecin pour 900 habitants et l'éradication de plusieurs pandémies. Néanmoins, le secteur est confronté à un ensemble de défis liés aux mutations mondiales et à l'évolution démographique et épidémiologique. La Tunisie, consciente de ces défis, a mis en place une stratégie nationale de protection de la santé qui trouve sa concrétisation dans un ensemble de programmes nationaux visant à conférer davantage d'efficience aux actions sanitaires et de prévention, souligne la déclaration. Le texte souligne la volonté de l'Etat de renforcer le cadre institutionnel par la création de l'Agence nationale de contrôle sanitaire et environnemental des produits et d'un observatoire national des maladies nouvelles et émergentes. Mise à niveau du système de santéLe système de santé en Tunisie se propose d'assurer aux citoyens des prestations sanitaires de qualité et une prise en charge médicale dans toutes les régions du pays. A cette fin, le ministère de la Santé publique a lancé un programme de mise à niveau avec comme objectif majeur l'amélioration du rendement de l'administration et la promotion de la qualité des services fournis. La mise à niveau du secteur de la santé publique est un processus global destiné à relever les défis engendrés, essentiellement, par les mutations épidémiologiques et démographiques, le changement du rythme de vie, le progrès médical et l'entrée en vigueur du nouveau régime d'assurance maladie. «Une mise à niveau urgente du secteur de la santé publique s'avère donc plus que nécessaire» estime Dr. Hédi Achouri, directeur général des structures sanitaires publiques au ministère de la santé. L'objectif national est d'améliorer la qualité des prestations médicales et de s'ouvrir sur le secteur privé tout en confirmant le rôle référentiel du secteur public en matière de prestations, de recherche et de formation. Cap sur l'équilibre régional en matière de santé La priorité est donnée à l'équilibre régional en matière de couverture sanitaire. L'accent sera mis sur la création de nouveaux services d'assistance médicale et des équipements itinérants de secours et de réanimation. Les régions devront également bénéficier de la formation d'un nouveau corps de professionnels spécialisés en matière d'accueil. Il s'agit aussi d'y améliorer la médecine d'urgence et d'y affecter plus de 900 médecins spécialistes. A propos d'urgence, un meilleur rendement est attendu au plan de l'orientation du malade vers les services compétents et des premières prises en charge de la douleur. Des efforts seront déployés aux fins d'assurer la disponibilité des médicaments, notamment, ceux prescrits pour les maladies chroniques et de garantir la bonne gestion des stocks. Partenariat public-privé De plus, le ministère œuvre de concert avec la chambre nationale des cliniques privées à améliorer la qualité des services et à assurer la transparence des relations entre les cliniques privées et leur clientèle notamment en ce qui concerne les coûts des prestations fournies. Ces établissements sont, d'autant, fort sollicités par une clientèle aussi bien locale qu'étrangère. Le meilleur indicateur de la performance des cliniques privées consiste en la baisse du nombre des malades tunisiens envoyés à l'étranger lequel est passé de 1152 en 1987 à moins de 180 malades en 2006 et l'accroissement du nombre des étrangers hospitalisés, dans les cliniques tunisiennes. La Tunisie s'emploie, en fait, à se forger une réputation de déstination médicale reconnue à l'échelle arabe, africaine et européenne. Le pays compte actuellement une centaine de cliniques et autres centres spécialisés privés (contre seulement 28 en 1987) d'une capacité d'accueil de 2578 lits. La plupart de ces cliniques sont à l'heure du progrès médical. Elles sont équipées de technologies de pointe et engagées dans des stratégies de promotion de la qualité. Pour un meilleur rendement de l'administration Sur le plan du rendement de l'administration, l'accent a été mis sur l'amélioration de la maintenance, le respect des règles d'hygiène (sources de nombreuses infections), le respect du code du travail pour lutter contre l'absentéisme, l'impulsion de la coopération entre les différents établissements publics de la santé. Au chapitre des méthodes de travail, la priorité sera accordée à l'informatisation de toutes les unités du service public de la santé et à l'exploitation, à cette fin, des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC). La rationalisation de la gestion des stocks, le développement des ressources humaines (formation, recyclage) et la promotion des médicaments génériques font aussi partie du programme de mise à niveau. L'information des malades, particulièrement les plus démunis, leur sécurité et leur encadrement constituent l'autre point important de ce programme. Evolution des indicateurs de santé en TunisieVoici un aperçu détaillé de l'évolution des principaux indicateurs de santé en Tunisie depuis l'avènement du changement et jusqu'en 2007. Amélioration des indicateurs sanitaires et démographiques - Espérance de vie à la naissance : 74 en 2007 contre 68,3 en 1987 Amélioration des indicateurs de la Couverture Sanitaire - accouchements médicalement contrôlés: 94,5% en 2006 contre 69% en 1988. Ressources Humaines - Médecins : 10 259 en 2005 contre 1800 en 1986 Infrastructure dans le secteur public - Centres de santé de base : 2076 en 2007 contre 1359 en 1987 Infrastructure dans le secteur privé - Cliniques et centres spécialisés : 104 en 2007 contre 28 en 1987 La Tunisie a, par ailleurs, réussi à éradiquer plusieurs maladies et épidémies telles que la malaria, la bilharziose, le choléra, la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche et la rougeole. La Tunisie a, également, réussi à maitriser la prévalence de plusieurs autres maladies dont la tuberculose, la fièvre typhoïde et le sida et à protéger la Tunisie contre les maladies émergentes telles que le syndrome respiratoire aigu sévère (SARS), la fièvre aphteuse et la grippe aviaire. |
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