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Mercredi, 2 avril 2008
Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religionsConférence, à Nabeul sur "les Artisans de Tyr aux époques romaine et Byzantine "
La Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions a organisé mercredi après-midi à l'Institut supérieur des Beaux-Arts de Nabeul une conférence intitulée ''Artisans de Tyr aux époques romaine et Byzantine'' faite par le Professeur Jean Paul Rey-Coquais, de l'université de Dijon en France, en présence de M. M'hamed Hassine Fantar, titulaire de la chaire Ben Ali et de plusieurs étudiants et enseignants de cet institut. Cette manifestation, a indiqué M. Fantar vise un double objectif: présenter l'état des connaissances sur l'artisanat à Tyr, métropole phénicienne et mère génitrice de Carthage, d'une part, et rendre hommage à nos artisans et artisanes de la Tunisie d'aujourd'hui, d'autre part. Le professeur Jean-Paul Rey-Coquais a analysé dans sa conférence l'apport des épitaphes des sépultures de Tyr au niveau de la connaissance de la classe sociale des défunts et des métiers exercés aux époques romaine et byzantine. Il a évoqué dans ce contexte les métiers ayant trait à tannerie et à fabrication de tissu en soie qui étaient répandus dans cette ville, insistant sur le fait que l'histoire des arts et des métiers nous édifient sur la vie des êtres humains et des sociétés à travers les siècles. Les fouilles de Tyr et tout particulièrement celles d'une vaste nécropole, ont livré un grand nombre d'inscriptions grecques, datant des 5ème et 6ème siècles après jc. Sur une grande centaine qui indiquent le métier exercé par le défunt ou, plus souvent, le propriétaire de la tombe, plus de la moitié mentionnent des artisans: boulangers, bouchers, pâtissiers. Bien plus nombreux sont ceux qui concernent la fabrication de produits de luxe, l'orfèvrerie et les tissus de pourpre. Les mentions d'artisans dans les inscriptions de Tyr, observe le conférencier, n'expriment pas seulement une valorisation du travail manuel, si contraire à l'esprit grec traditionnel, mais elles sonnent comme une proclamation de succès et de notoriété
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