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Mercredi, 2 avril 2008
Ouverture de la 3ème édition de ''Doc à Tunis''
La 3ème édition du festival du film documentaire ''Doc à Tunis'' placée sous le signe ''voix du regard'', à l'initiative de l'Association Ness El fen a démarré mercredi soir, au théâtre municipal de Tunis, en présence de plusieurs cinéastes et cinéphiles. La moisson de cette édition se décline en près de 75 titres représentant 17 pays, intégrant des jeunes venus du Maghreb, du Moyen-orient et d'Europe. L'ouverture se fera deux films tunisiens à savoir: Le documentaire du cinéaste Ridha Behi en guise d'hommage au grand producteur tunisien disparu Ahmed Baha Eddine Attia :''Ahmed Baha Eddine Attia, l'aventurier'' et par ''mots d'après la guerre, Liban été 2006'' film réalisé par le musicien Anouar Brahem sur la guerre du Liban de juillet 2006. Le premier film, d'une durée de 26mn, est un portrait réalisé quelques semaines avant le décès du producteur tunisien de cinéma Ahmed Baha Eddine Attia. Ce ''trapéziste sans filet'' comme certains le nomment, était un défenseur acharné de la diversité culturelle et du cinéma tunisien. Il est né le 26 mai 1945 à Sousse et devient producteur exécutif de plusieurs films tunisiens, arabes et étrangers, ainsi que de séries de télévision. L'autre film de la soirée inaugurale est intitulé ''mots d'après la guerre, Liban été 2006 ''du musicien Anouar Brahem. Ce film, d'une durée de 58mn, se situe au Liban et s'articule comme un récit autour d'entretiens recueillis auprès d'artistes et intellectuels libanais au lendemain du cessez le feu intervenu après la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Liban. Des hommes et des femmes de générations et de confessions diverses, livrent à vif et avec une émotion et une sincérité rares, leurs témoignages sur ce qu'ils viennent de vivre. Au travers des entretiens, on perçoit la diversité d'opinions qui caractérise la société libanaise, ses peurs et ses espoirs. A travers une parole simple et intime, ils laissent apparaitre la profonde déchirure que cette guerre a provoquée en eux et la dimension humaine du propos. Les aspects politiques ne sont pas éludés. ils sont scrutés à travers une analyse souvent fine, à l'opposé des stéréotypes La soirée de clôture sera consacrée à la presentation du parcours déroutant de l'avocat Jacques Vergès dont Brabet Shroeder dresse un portrait tout en interrogations intitulé ''l'avocat de la terreur''. Des leçons de cinéma sur ''pourquoi le cinéma direct?'' seront programmées dans le cadre de cette édition et une rencontre-débat sur le documentaire confronté aux défis du téléphone portable sera à l'affiche. Les projections des documentaires auront lieu dans six espaces différents: le théatre municipal, pour les séances d'ouverture et de clôture, AfricArt, le mondial, le 4ème art et la maison de la culture Ibn Rachiq pour le reste de l'édition. Cette session s'articule autour des thématiques suivantes: ''quand le documentaire s'engage '' avec des documentaires sur les conflits d'hier et d'aujourd'hui, ''Quand le documentaire temoigne'' avec des portraits de parcours individuels et collectifs dont le documentaire de la Tunisienne Nadia El Fani ''Oueld Lenine'', ''quand le documentaire resiste'' porte un regard sur la mémoire et les exils et ''quand le documentaire alerte'' attire notre attention sur où va le monde. Doc à Tunis rend hommage cette année aux oeuvres d'Agnès Varda et de Mustapha Hasnaoui. Coté ''promesses documentaires'', cette édition a sélectionné les oeuvres de 11 travaux d'étudiants tunisiens, ce qui confirme l'effervescence qui agite le genre et constitue la meilleure preuve que le festival joue un rôle de catalyseur auprès des jeunes. |
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