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Jeudi, 27 mars 2008
Le président du Conseil mondial de l'eau :Activer la présence tunisienne au sein du CME
M.Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau (CME) a souligné, jeudi, la nécessité pour la Tunisie d'avoir une présence plus active au sein de ce Conseil compte tenu de l'expérience qu'elle possède en matière de mobilisation et de gestion des ressources hydrauliques et dans le domaine de l'assainissement. Il a ajouté lors d'un point de presse tenue, jeudi à Tunis, que cette expérience qui constitue un modèle reconnu à l'échelle internationale, constitue le fruit d'une conviction politique de la nécessité de promouvoir les services d'assainissement, d'autant que l'accès à l'eau et à l'assainissement constituent des droits fondamentaux de l'Homme. Il a affirmé que ses entretiens avec les responsables tunisiens ont été axés sur les moyens de valoriser l'expérience tunisienne dans le domaine et de la présenter au cours du forum mondial prévu en mars 2009, à Istanbul. Le président du CME a indiqué qu'une réunion préparatoire de ce forum aura lieu en automne prochain à Tunis, sur le thème «les moyens de recycler l'eau et de traiter les eaux usées ». Il a noté que l'organisation de la première semaine africaine de l'eau, du 26 au 28 mars 2008 à Tunis, a été une occasion pour présenter la proposition du président de la Banque africaine de développement (BAD) relative à la création d'un groupe de travail auquel prendra part la Tunisie, et ce en vue d'examiner le problème de la hausse des prix de l'énergie notamment celle permettant l'accès à l'eau. Il s'agit de mettre en place un nouveau mécanisme international permettant de protéger une partie de l'énergie nécessaire à l'eau ou de rechercher une énergie de substitution de manière à protéger et améliorer le droit à s'approvisionner en eau et développer les services d'assainissement. M. Fauchon a noté que le problème de la rareté de l'eau ne concerne plus un seul pays comme c'était le cas il y a 50 ans. Il touche, a-t-il précisé, toutes les régions, outre le problème de la pollution des ressources hydrauliques qui sont également exposées à une forte pression due à la croissance démographique et aux changements climatiques. Il a ajouté que la prochaine décennie connaîtra une activité intense dans le monde particulièrement en Afrique en ce qui concerne le transfert de l'eau, domaine dans lequel la Tunisie a accumulé une expérience exceptionnelle, notamment pour les petites distances, appelant à exporter le savoir faire tunisien acquis dans le domaine de l'assainissement vers les pays africains intéressés. Selon son président, le CME vise à sensibiliser les décideurs politiques et économiques à accorder une priorité absolue à l'eau, outre la sensibilisation du public à l'importance de la rationalisation de la consommation de l'eau et à la lutte contre la pollution dans ce domaine. Il a fait remarquer que 1,5 milliards de personnes dans le monde souffrent de manque d'eau tandis que le double, soit environ 3 milliards de personnes souffrent de l'absence de système d'assainissement ce qui constitue «une bombe à retardement, dont on ignore les moyens de son désamorçage » car la pollution de l'eau a contribué à faire apparaître des maladies que l'on pensait avoir fait reculer, telles que le Choléra et la Malaria. Il a noté qu'une opportunité est offerte à l'humanité pour œuvrer ensemble à faire face au problème de la rareté de l'eau et à garantir le droit des générations futures à l'eau potable en quantité suffisante.
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