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Jeudi, 06 mars 2008
Colloque scientifique international sur "la Cour des Comptes et les défis de la gestion publique"
M. Zouheir M'dhaffar, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Fonction publique et du développement administratif, a ouvert jeudi matin, à Gammarth, les travaux d'un colloque scientifique international sur "la Cour des comptes et les défis de la gestion publique". Cette manifestation est organisée par la Cour des comptes, à l'occasion de la célébration du 40ème anniversaire de la promulgation de la loi relative à son organisation, en date du 8 mars 1968. Le ministre a, dans une allocution, mis l'accent sur l'intérêt majeur que le Président Zine El Abidine Ben Ali porte à la Cour des comptes, indiquant que le message présidentiel adressé, mercredi, à la présidente de cette cour, et son accord pour la mise de cette manifestation sous son haut patronage reflètent la haute considération qu'il voue aux efforts consentis par ses membres, aux niveaux de la préservation et de la gestion optimale des ressources financières de la communauté nationale. Il a, par ailleurs, mis en exergue la place privilégiée qu'occupe le haut comité du contrôle financier, au sein des institutions de l'Etat et le rôle central qu'il ne cesse de jouer, dans la rationalisation des dépenses publiques. M. M'Dhaffer a, à ce propos, évoqué le riche potentiel humain et les hautes compétences et expertises que recèle cette institution, ainsi que la position distinguée qu'elle occupe au sein du système international des hautes instances de contrôle financier. Le ministre s'est félicité des relations de confiance existant entre la Cour des comptes et les établissements qu'elle contrôle, grâce aux propositions minutieuses, objectives et pertinentes émises par ses membres. Il a, dans ce sens, souligné que l'attachement du président de la République à faire en sorte que son rapport annuel soit soumis aux membres du gouvernement et remis aux différentes parties concernées par la gestion publique, a conféré à ses activités une valeur ajoutée. M. M'dhaffar a, en outre, passé en revue les réformes successives connues par cette cour, durant les deux dernières décennies, et qui ont pris en considération les changements enregistrés au niveau de l'environnement de la gestion, du contrôle et de la législation, ainsi qu'à celui des orientations politiques, économiques, sociales et technologiques. Il a, notamment, insisté sur les amendements introduits sur les prérogatives de cette institution et les mesures qu'elle adopte, afin de consacrer le principe de la double juridiction, de permettre à la Cour de contrôler les résultats des aides et des subventions publiques accordées aux associations, et de l'adapter au contrôle des comptes de structures et d'organisations internationales. Il a fait remarquer que le thème choisi pour ce colloque, à savoir : "les défis de la gestion publique", s'inscrit dans le cadre des priorités fixées dans le XIe plan de développement, et qui consistent à enraciner les principes de la bonne gouvernance et de la gestion saine, à consacrer la transparence et l'obligation de rendre compte, et à adopter les méthodes modernes en matière d'évaluation. M. M'Dhaffer a indiqué que les défis de la gestion publique sont désormais étroitement liés aux enjeux qui se posent en matière de développement, dans leur acception globale, notamment en prévision de la prochaine étape qui sera marquée par des pressions de plus en plus importantes, imposées par l'environnement international sur les grands équilibres financiers, à cause de la flambée continue des prix des hydrocarbures, des matières premières et des céréales. Il a affirmé qu'autant la Tunisie est en droit d'être fière de son classement au 3ème rang à l'échelle internationale en matière de dépenses publiques, autant elle est appelée à promouvoir les systèmes de contrôle et à moderniser les moyens d'audit, en comptant, tout particulièrement, sur les jeunes compétences et sur les technologies de pointe, d'une part, et en prospectant les nouveautés tout en se préparant aux réformes fondamentales devant être introduites sur le budget de l'Etat, dans le cadre du système de "la gestion par objectifs", d'autre part. Mme Faiza Kefi, première Présidente de la cour des comptes avait, auparavant, prononcé une allocution, dans laquelle elle a fait part des sentiments de considération et de gratitude au président Zine El Abidine Ben Ali pour la sollicitude constante dont il ne cesse d'entourer les institutions de l'Etat. Elle a, dans ce contexte, donné la lecture du message adressé mercredi par le Président de la République à la Présidente de la Cour des Comptes et dans lequel il lui a exprimé ses félicitations, à l'occasion de la célébration du 40ème anniversaire de sa création, mettant en exergue les profondes significations qu'il revêt. Elle a, également, réaffirmé l'engagement à déployer tous les efforts nécessaires afin d'être à la hauteur de la confiance et des attentes du Président Zine El Abidine Ben Ali. Mme Kefi s'est déclarée satisfaite du climat de confiance qui règne entre la Cour des comptes et les différents départements administratifs dont elle assure le contrôle, réitérant la volonté des différentes parties de réaliser un développement administratif à même d'illustrer le progrès atteint par la Tunisie et de concrétiser les objectifs fixés dans les programmes de prospection et les stratégies de développement. Ont notamment pris part au colloque, M. Fethi Abdennadher, Président du Conseil constitutionnel ainsi que les Présidents du Tribunal administratif et de la Cour de cassation. Il y a lieu de signaler également la participation du secrétaire général de l'Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI) et du secrétaire général de l'Organisation africaine de contrôle des finances et d'audit (AFROSAI), ainsi que les présidents des institutions supérieures de contrôle des finances dans les pays maghrébins et dans certains pays européens. Le colloque se penchera, deux jours durant, sur trois principaux thèmes : "Le contrôle et le système de gestion par objectifs", "Le contrôle et le développement durable", et "Le système de contrôle administratif et les défis de l'avenir". |
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