|
Mercredi, 6 février 2008
Adoption du projet de loi d'orientation sur l'enseignement supérieur
La chambre des députés a adopté, mercredi, à la majorité de ses membres, le projet de loi d'orientation sur l'enseignement supérieur, au cours d'une séance plénière tenue au palais du Bardo, sous la présidence de M. Fouad Mebazaa, président de la chambre. Ce projet de loi, adopté à la majorité, avec 9 voix contre et une seule abstention, vise à remplacer la loi actuelle relative à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique en date du 28 juillet 1989, par une loi d'orientation sur l'enseignement supérieur qui soit adaptée aux mutations mondiales dans ce domaine et qui permette de réaliser la mutation qualitative escomptée de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de manière à renforcer les acquis du pays dans le domaine des sciences et du savoir. Ce projet de loi vise, également, à assurer l'adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, outre la consécration de la qualité de l'enseignement pour le mettre au diapason des normes internationales. Ce projet de loi s'inscrit dans le cadre de la dynamique que connait le secteur de l'enseignement supérieur en Tunisie durant les dernières années qui ont été marquées notamment par l'augmentation du nombre des universités et des établissements d'enseignement supérieurs et par l'accroissement du nombre des étudiants, des filières et des diplomés. Dans sa réponse aux interventions des députés, M. Lazhar Bououni, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie, a mis l'accent sur l'importance de cette nouvelle loi qui introduit la culture de l'évaluation et de la qualité dans l'enseignement supérieur afin d'être en phase avec les normes internationales dans ce secteur, de promouvoir l'employabilité et de diversifier les filières, pour mieux répondre aux exigences du marché de l'emploi, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Il a, d'autre part, souligné que les libertés académiques et syndicales au sein de l'université sont garanties par la loi et la constitution. |
||