Le Temps-- 04/01/2008--Il n'y a pas d'autre alternative. Se montrer performants ou rater le coche. Avec ce que cela implique comme pertes et fracas, car, le train de la mondialisation lui, ne sifflera pas trois fois. Et malheureux ceux qui se retrouveront largués, comme de vieux débris que l'on ramasse du bout de son balai, sans nostalgie ni état d'âme.
Opérez à un petit tour d'horizon, et vous constaterez, sans l'ombre d'un doute, que l'on achète plus volontiers toute marchandise, quelle que soit sa nature, qui nous viendrait d'ailleurs, et les ailleurs sont multiples, plutôt qu'un produit fabriqué localement. Complexe colonial oblige ? Pas vraiment puisque ce que le commun des mortels cherche, c'est d'abord la qualité, même si cela doit lui coûter plus cher. A une ou deux exceptions près. Et puisque Dieu est dans les détails, à plus ou moins long terme, cela lui retombera forcément sur la figure. Dans la mesure où tout se tient, et que la nouvelle conjoncture internationale ne permet pas les demi- mesures en matière d'exigence de la qualité. Dans la mesure aussi où il importe d'être performant et compétitif, pour arracher sa place au soleil, et avancer de concert avec les nations les plus évoluées.
C'est en ce sens que des mécanismes de défense s'il en est, auront été institués pour affronter la nouvelle donne en matière de globalisation, et ce, dans le cadre d'un Programme National de Promotion de la Qualité (PNQ) qui a été lancé en 2005 et qui se poursuivra jusqu'en 2009. Lequel programme se veut une contribution concrète au programme présidentiel « Pour la Tunisie de demain » qui vise quelque 600 entreprises, qui seront assistées à travers la mise en place de systèmes de management qualité, sécurité, hygiène, environnement, ainsi que des systèmes de management sectoriels, pour, enfin, aboutir à la certification de 1300 entreprises.
Ce programme qui bénéficie de l'appui financier de l'Etat à travers le Fonds de Compétitivité Industrielle (ITP-FODEC) et de l'Union Européenne à travers le programme de Modernisation Industrielle (PMI), permettra de se placer au diapason des pays les plus performants, en intégrant une nouvelle démarche, une nouvelle logique d'amélioration de la compétitivité au sein du tissu industriel et tous ses corollaires.
A cet égard, l'unité de Gestion du Programme National de Promotion de la Qualité (UGPQ) au Ministère de l'Industrie, de l'Energie et de la Petite et Moyenne Entreprise chargée de réaliser le Programme National de la Qualité organise, notamment au cours du premier trimestre 2008, cinq sessions de formation au profit des consultants des Centres Techniques et des cadres des entreprises industrielles, sur les exigences réglementaires des différents systèmes de management, en rapport avec la qualité.
Et c'est dans cette perspective également que se tiendront, à partir de ce mois (janvier 2008) une série de sessions de formation au profit des cadres des entreprises du secteur agroalimentaire sur la sécurité des aliments. Formations qui porteront sur la qualité et la sécurité des aliments.
Une manière de prendre le taureau par les cornes, en focalisant d'abord, sur les secteurs les plus sensibles, et par la même, les plus aptes à infléchir la balance, dans le bon sens de préférence, à l'heure du décompte. Et l'on n'en est plus très loin.
Cela étant, et avec le lancement au mois de novembre 2007 du Grand Prix du Président de la République pour la promotion de la qualité, les entreprises tunisiennes devront mettre les bouchées doubles, pour parvenir à relever le défi, et être, du côté de ceux qui gagnent, et pas du côté des perdants. C'est une question de choix. La performance viendra après. Naturellement.
Samia HARRAR