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Mercredi, 9 mai 2007
La Tunisie vieillit mais vit longtemps
La Chambre des députés a organisé, mercredi, au Bardo, une journée d'étude sur le thème : «La structure démographique en Tunisie : défis et perspectives ». M. Foued Mebazaa, président de la chambre des députés a indiqué que la maîtrise de l'évolution démographique en Tunisie est une politique adoptée depuis l'indépendance. L'objectif recherché à travers cette politique vise à faire face au changement démographique et à gérer l'élément humain en tant que facteur de développement et non en tant que contrainte pour la société. Il a fait remarquer que la prospection de la situation démographique future en Tunisie permettra de se préparer au mieux aux défis de la prochaine décennie et aux éventuels impacts urbains, sociaux et économiques des changements démographiques. M Foued Mebazaa a ajouté que le planning familial, la généralisation des services de l'éducation et de la santé et l'amélioration du niveau de vie des citoyens sont les fondements de la politique démographique suivie par la Tunisie. Evoquant les impacts des changements démographiques, M.Mebazaa a indiqué que la régression de la catégorie de jeunes âgés de moins de 15 ans est de nature à baisser la demande sur l'éducation alors que l'émergence du phénomène de vieillissement de la population aura des impacts sur les secteurs de la santé et de l'assurance sociale. L'augmentation de la population âgée de 15 à 59 ans se traduira, quant à elle, par des demandes additionnelles d'emploi, a-t-il ajouté. M. Farouk Ben Mansour, directeur du centre de la santé reproductive de Tunis a fait remarquer que 9,3 % de la population tunisienne ont plus de la soixantaine, ce qui reflète l'émergence d'un phénomène de vieillissement de la population en Tunisie lequel aura comme impact l'apparition de nouvelles maladies liées au vieillissement. Le responsable a indiqué que les maladies cardio-vasculaires touchent 40,2 % des personnes âgées de plus de 60 ans tandis que le nombre des diabétiques représentent 32 % des personnes âgées dont les 2/3 sont des femmes. Le conférencier a mis en garde contre les effets de l'accroissement de l'espérance de vie, notamment contre l'augmentation du coût des soins et la baisse du nombre d'enfants dans la famille, et son corollaire, l'abandon des parents condamnés à une vieillesse solitaire. Les données montrent également que 9,6 % des personnes âgées sont dépendantes et ont besoin d'accompagnement, soit 46 000 personnes, ce qui rend urgent le développement en médecine de la spécialité de la gériatrie et à l'amélioration de la formation dans ce domaine.
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