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Jeudi, 3 mai 2007
Clôture des travaux du Conseil supérieur de développement
Les travaux du conseil supérieur du développement ont été clos, jeudi , par l'adoption de plusieurs recommandations émises par les différentes commissions. Sur le plan économique, les recommandations appellent à diffuser la culture entrepreneuriale, à promouvoir l'esprit de compétition et à développer les méthodes d'enseignement, d'éducation et de formation. Elles mettent l'accent sur l'enjeu de créer le maximum d'emplois, de promouvoir les créneaux porteurs à haute valeur ajoutée et à forte composante de savoir et d'exploiter, à cette fin, les ressources humaines disponibles, notamment, les diplomes du superieur. Elles insistent sur l'impératif de renforcer la recherche scientifique, de mettre à niveau les services, notamment, le commerce et les circuits de distribution, de garantir la transparence des transactions, de réglementer l'activité publicitaire et d'accorder davantage d'intérêt à la qualité. La commission économique recommande de porter une attention particulière à l'endettement familial, d'optimiser l'exploitation des périmètres irrigués, de moderniser les mécanismes de financement de l'investissement, d'encourager le travail independant et de faire bénéficier, en priorité, les activités de développement prioritaires des incitations fiscales et financières de l'Etat. La commission des affaires sociales a recommandé le renforcement du dialogue social, appelant à mieux faire connaître les avantages de la sécurité sociale, l'objectif étant de contribuer à la réalisation d'un taux plus élevé de couverture sociale, soit 97 % à l'horizon 2011. Les participants ont recommandé la nécessité d'adapter les régimes de retraite aux changements démographiques que connaît la société tunisienne, de veiller à l'équilibre financier des caisses sociales et de vulgariser les avantages de l'assurance maladie. Autres recommandations de la commission en ce qui concerne l'éducation, la formation et l'enseignement supérieur : la mise à niveau des établissements scolaires, l'encadrement des élèves à l'intérieur et à l'extérieur de l'institution éducative et le renforcement de l'action scolaire sociale. Au sujet de la santé, les participants ont recommandé la mise à niveau du secteur de la santé publique, le renforcement des ressources humaines et matérielles du secteur, l'affectation de médecins spécialistes dans les régions, le développement de la gériatrie (médecins spécialisés des personnes âgées) et la promotion des services d'urgence notamment dans les régions proches des autoroutes et des routes à haute densité de trafic. S'agissant des domaines de la jeunesse, de l'enfance et de la culture, les recommandations ont été axées sur la promotion de l'information destinée aux jeunes, le renforcement du dialogue avec cette catégorie sociale, à travers l'organisation de forums nationaux et régionaux et la promotion du tourisme culturel et écologique dans les régions. En ce qui concerne la femme, l'accent a été mis sur la nécessité de l'associer au processus de développement et de conférer davantage d'intérêt à la femme rurale. Pour l'emploi, les participants ont appelé à plus de coordination entre les bureaux d'emploi, les centres d'affaires et les structures d'appui telles que l'UTICA. Les recommandations de la commission du développement régional ont porté notamment sur la poursuite du renforcement des prérogatives des régions, la coordination entre les régions aux mêmes spécificités et la promotion de leur rôle dans l'impulsion de l'investissement. La commission a également appelé a consolider la compétitivité des régions, à développer davantage l'infrastructure des communications, à y promouvoir l'économie du savoir et les tourismes culturel, écologique et de santé. Elle a souligné l'importance de réactualiser les plans d'aménagement urbain, de généraliser les parcs urbains et de renforcer les loisirs destinés aux familles. Les recommandations ont également traité de la nécessité de consacrer la solidarité et l'entraide entre les régions à travers la promotion du rôle de la société civile et l'accélération de la mise en oeuvre de la première tranche du programme de développement intégré auquel une enveloppe de 500 millions de dinars sur 10 ans a été consacrée outre le développement de la coopération internationale. M. Mohamed Ghannouchi, premier ministre, a affirmé à la clôture, que cet espace a permis aux partis politiques, aux associations et à toutes les composantes de la société civile de présenter leurs approches sur le XIème plan du développement de manière à consacrer la politique du consensus, laquelle politique constitue un choix stratégique adopté par le président Zine El Abidine Ben Ali afin de poursuivre les réformes et d'améliorer les conditions de vie tout en préservant les équilibres financiers du pays. Il a ajouté que le choix du dialogue a consacré le processus démocratique dans le pays que le chef de l'Etat tient toujours à développer à travers ses différentes initiatives notamment l'appel qu'il a lancé aux partis politiques pour présenter leur propositions concernant le développement de la vie politique à l'occasion du 20-ème anniversaire du changement, L'ultime objectif étant la conjugaison des efforts de tous les parties qu'elles soient au pouvoir ou dans l'opposition afin d'enrichir la vie politique. Le Premier ministre a indiqué que la prochaine étape exige la mobilisation de toutes les énergies et forces vives du pays en vue de garantir la plateforme idoine pour réaliser les objectifs ambitieux à caractère exécutoire dont l'amélioration de la productivité, l'attachement au pacte national et l'innovation dans tous les domaines. Le Premier ministre a passé en revue les diverses réformes initiées par la Tunisie pour la promotion des ressources humaines dans les divers secteurs, affirmant que tout est mis à pied d'œuvre actuellement pour combler les insuffisances et réaliser le développement intégral au profit de toutes les catégories sociales. |
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