Mercredi, 2 mai 2007

La promotion de la liberté de presse et d'expression en Tunisie:

Une constante fondamentale du processus démocratique pluraliste

A l'instar de l'ensemble de la communauté internationale, la Tunisie célébrera, demain jeudi 3 mai, la Jurnée mondiale de la liberté de la presse, instituée par l'Assemblée générale des Nations Unies, en commémoration de la déclaration de Windhoek sur la liberté de la presse, publiée le 3 mai 1991.

Depuis l'avènement du changement, la Tunisie a accompli dans le domaine de l'information et de la communication, de multiples acquis et réalisations qui ont introduit un changement radical dans le paysage médiatique national, amélioré ses contenus et institué la liberté d'expression comme partie intégrante du système des droits de l'Homme et comme composante fondamentale du nouveau projet de société qui est venu consolider les assises du régime républicain, les fondements de l'Etat de droit et les principes de démocratie et de pluralisme.

C'est ainsi que le Code de la presse a été amendé à 4 reprises en 1988, 1993, 2001 et 2005. Les peines privatives de liberté individuelle ont été supprimées et la procédure du dépôt légal et les sanctions qui résultent de son non-respect ont été abrogées.

Les subventions annuelles accordées à la presse des partis politiques ont été majorées permettant ainsi d'assurer une parution régulière de ces organes et aux partis politiques de mieux faire connaître leurs programmes, leurs positions et leurs suggestions dans tous les domaines.

Les représentants des différents partis politiques et des composantes de la société civile participent désormais à toutes les émissions de débat et aux dossiers diffusés par la radio et la télévision nationales dont les bulletins d'informations couvrent aujourd'hui les activités de toutes les sensibilités politiques, des organisations et associations.

Dans le cadre de l'attachement à instaurer la liberté et la transparence dans le domaine de la presse et en vue d'encourager le secteur privé à investir dans ce secteur, il a été procédé à la création de deux radios privées: ''Mosaïque'' en 2003 et "Jawhara" en 2004.

Une radio spécialisée dans le domaine de la culture et une chaîne de télévision privée, la chaîne ''Hannibal' ont été créées. Le secteur de la communication et de l'information a, par ailleurs, bénéficié de la révolution technologique que connaît ce secteur à travers le monde.

C'est, notamment, dans ce cadre que s'inscrit le lancement de la première revue électronique "Afkar on line" qui fait aujourd'hui figure de tribune de débats et d'échange d'idées entre les penseurs et les intellectuels tunisiens et ceux du monde arabe.

Plusieurs autres médias ont suivi et entamé l'expérience de la diffusion électronique. De son coté, l'Agence Tunis Afrique presse a créé son propre site Web et s'est dotée d'un nouveau système informatique de gestion de ses dépêches.

Pour sa part, le secteur audiovisuel a connu une évolution remarquable, s'agissant en particulier du développement de la diffusion par satellite.

La chaîne nationale TV7 et la radio nationale ont été connectées au réseau Internet. Il a été également procédé à la création d'une radio et d'une chaîne de télévision pour jeunes, à l'acquisition d'équipements modernes de transmission et à l'élargissement de la diffusion audiovisuelle par le démarrage, à partir du jeudi 3 mai 2007, de la diffusion non-stop, 24 heures sur 24, des programmes du canal de télévision "Tunis 7".

Sur le plan structurel, le conseil supérieur de la communication et vu ses prérogatives élargies. Il groupe désormais des compétences et des personnalités représentant les différentes composantes de la société civile et toutes les sensibilités politiques.

Par ailleurs, le président de la république a ordonné la restructuration du secteur de l'audiovisuel public en vue d'améliorer la qualité de ses prestations et d'en promouvoir le rendement.

Cette nouvelle restructuration vise à développer le statut juridique des établissements du secteur pour leur conférer davantage de souplesse et de flexibilité en matière de gestion et renforcer l'efficacité de ces établissements, à travers, notamment, la séparation de la radio et de la télévision qui sont devenus des établissements publics à caractère non administratif.

L'intérêt du Chef de l'Etat s'est également porté aux professionnels du secteur, compte tenu de leurs compétences, leur niveau élevé de conscience, leur attachement à l'éthique de la profession et leur engagement à promouvoir une information libre et responsable.

A maintes reprises, le Président Ben Ali a incité les journalistes a se libérer de l'autocensure, à veiller au respect des règles déontologiques de la profession et à persévérer en vue de promouvoir le discours médiatique et de l'élever au niveau des aspirations de l'opinion publique nationale.

Dans le but de faciliter l'accès des journalistes aux sources d'information, le Chef de l'Etat a accordé aux professionnels du secteur des réductions substantielles en matière de connexion au réseau Internet et leur a permis d'acquérir des ordinateurs potables à des conditions avantageuses.

C'est dans ce même cadre qu'a été créé le fonds d'entraide des journalistes et que s'inscrit la décision de porter le nombre des journalistes professionnels, diplômés de l'Université, exerçant dans les équipes rédactionnelles de chaque organe d'information de un tiers de l'effectif à 50 %.

C'est dans le cadre de cette même approche que se sont multipliées les mesures visant à promouvoir les programmes de formation à l'institut de presse et des sciences de l'information (IPSI) ainsi que les mesures visant à consolider la formation continue au centre africain de perfectionnement des journalistes et des communicateurs (CAPJC).

Grâce à ces efforts, le secteur de l'information en Tunisie a connu une évolution remarquable aux plans qualitatif et quantitatif.

Le nombre des journalistes professionnels s'élève aujourd'hui à 1062 contre 639 en 1990. Quelque 265 titres et périodiques tunisiens sont actuellement en vente en Tunisie, contre 246 en 2003.

Plus de 1100 titres étrangers sont également en circulation dans le pays. Plusieurs journalistes accrédités en Tunisie exercent leur profession en toute liberté et des centaines de journalistes étrangers visitent le pays à l'occasion des grandes manifestations régionales et internationales, politiques économiques et sportives, telles que la 2ème phase du SMSI (Tunis 2005) et la coupe du monde de Handball.

Tous ces acquis et réalisations attestent que la liberté de la presse et d'expression en Tunisie est une réalité tangible et une constante essentielle du paysage médiatique national et de la vie politique en général.

La liberté de la presse et d'expression constitue, aussi, un important levier du processus démocratique et pluraliste, en ce sens qu'elle a permis d'aménager une plateforme propice à une pratique journalistique de haut niveau en termes de professionnalisme et d'innovation.

Principales mesures présidentielles pour la promotion du secteur de l'information et de la liberté d'opinion et d'expression

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