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Mercredi, 04 avril 2007
Atelier national sur le partenariat en matière de prévention de la violence à l'encontre des femmes
"La violence de genre constitue l'une des plus graves violations des droits de l'Homme et la plus répandue au sein des sociétés. C'est un crime intolérable, qu'il s'agisse de violence sexuelle, physique ou psychologique", a affirmé Mme Nabiha Gueddana, Directrice Générale de l'Office National de la Femme et de la Population (ONFP), à l'ouverture des travaux d'un atelier national tenu mercredi matin, dans la banlieue-nord de Tunis, sur le thème "le partenariat en matière de prévention de la violence à l'égard des femmes". Elle a, à cette occasion, mis l'accent sur l'ampleur de ce phénomène qui, a-t-elle dit, a des conséquences néfastes sur la femme, les enfants, et sur l'équilibre de la famille et de la société et qui fait obstacle à la réalisation des objectifs d'égalité entre les sexes et de développement. La directrice générale de l'ONFP a souligné l'importance de cet atelier de travail qui s'inscrit dans le cadre de la concrétisation d'un projet de coopération entre l'ONFP et l'Agence Espagnole de Coopération Internationale (AECI) sur le thème de "l'équité de genre et la prévention de la violence à l'encontre des femmes", projet qui est entré en vigueur, il y a un an. Ce projet, a-t-elle expliqué, vise à soutenir les efforts tendant à promouvoir les droits de la femme, à consacrer l'égalité entre les deux partenaires au sein de la famille et dans la société, à contribuer à l'amélioration de la qualité de vie et du bien-être du citoyen, ainsi qu'à préparer les jeunes à une vie conjugale équilibrée et responsable, fondée sur l'entente et le respect mutuel. Mme Gueddana a relevé l'importance du partenariat dans la concrétisation de ce projet qui, grâce à l'action des établissements publics, des organisations non gouvernementales et de la collaboration internationale, a commencé à donner ses fruits. De son côté, "Mme Elena Ferreras, coordinatrice du projet de partenariat ONFP-AECI, s'est félicitée du «partenariat fructueux et dynamique» établi entre les deux parties, et qui, a-t-elle souligné, a offert l'occasion de travailler en commun et de puiser dans les expériences et le savoir-faire des deux pays pour atteindre les objectifs escomptés. Elle a, par ailleurs, appelé les institutions tunisiennes, la société civile, ainsi que tous les autres acteurs et les bailleurs de fonds à adhérer à cette dynamique pour lutter contre ce fléau. Il est, également, important de renforcer les réseaux existants et les expériences acquises, afin de mettre en place des stratégies pour le développement d'action synergiques et pour la prise en charge des femmes victimes, a-t-elle ajouté. "La violence envers les femmes n'est pas une question d'ordre privé ou domestique; elle ne doit aucunement être occultée, ni tolérée", a-t-elle conclu.
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