Amélioration de la notation du risque souverain de la Tunisie:
Une nouvelle distinction et de nouveaux défis

L'Agence japonaise de notation financière R&I a annoncé, dans un communiqué de presse publié le vendredi 30 mars 2007, sa décision d'améliorer la notation du risque souverain de la Tunisie pour ses émissions obligatoires en monnaies étrangères de BBB+ à A- avec une perspective «stable».
L'agence R&I est l'une des quatre agences de notation financière internationale les plus réputées au monde à côté des deux américaines Moody's et Standard & Poor's et l'européenne Fitch Rating.
En se hissant au grade «A», la Tunisie fait, désormais, partie du noyau de pays émergents les plus dynamiques tels que la Corée (A+), la Chine (A), la République Tchèque (A-), la Slovaquie (A-), la Hongrie (A-) et l'Afrique du sud (A-).
Elle est, par ailleurs, mieux notée que la Pologne (BBB+), la Croatie (BBB+), la Thaïlande (BBB+), le Mexique (BBB) et l'Inde (BBB) sur l'échelle de notation de l'agence nippone.
Cette nouvelle distinction vient couronner les profondes réformes structurelles engagées par la Tunisie depuis le changement du 7 Novembre 1987 sous la conduite éclairée du Président Zine El Abidine Ben Ali.
Elle récompense les efforts consentis et les performances réalisées par la Tunisie au cours de cette période, avec un taux de croissance moyen d'environ 5 % par an, dans un contexte de parfaite maîtrise des équilibres interne et externe, grâce à des politiques budgétaire, monétaire et de change à la fois rationnelles et harmonieuses.
Le pays est parvenu ainsi à affronter avec sérénité les multiples chocs interne et externe auxquels il a été confronté au cours de cette période.
Il s'agit notamment des 4 années successives de sécheresse, les retombées des évènements du 11 septembre 2001 sur le secteur du tourisme et du transport, le démantèlement tarifaire dans le cadre de l'Accord d'Association avec l'Union Européenne et plus récemment la suppression des Accords Multifibres ainsi que la flambée des prix énergétiques et autres matières premières.
Les performances de l'économie tunisienne, et notamment sa capacité prouvée à s'adapter aux profondes mutations internationales, font désormais du pays une référence pour les institutions financières internationales telles que le FMI ou la Banque Mondiale, au même titre que d'autres institutions privées telles que le Forum de Davos ou Heritage Foundation qui ne cessent de louer la justesse des choix stratégiques faits par la Tunisie au cours des deux dernières décennies.
Cette nouvelle consécration de la Tunisie confirme, encore une fois, le capital confiance dont jouit notre pays auprès des de la communauté financière internationale, ce qui devrait avoir un effet positif sur les conditions d'accès de l'Etat et des entreprises tunisiennes aux marchés internationaux de capitaux, ainsi que sur leur capacité à attirer davantage d'investissements étrangers.
Cela devrait également contribuer au financement de l'économie à de moindres coûts et à la réalisation des objectifs fixés dans le XI ème plan.
Autant cette amélioration de la notation réconforte les choix économiques et sociaux de la Tunisie, autant elle exige davantage d'efforts pour préserver les acquis et consolider ce palier de notation honorable.
Ces efforts sont de la responsabilité de toutes les parties prenantes à l'œuvre de développement : Etat, entreprises et citoyens appelés dans un élan de solidarité à faire de notre économie, une économie plus compétitive à même de générer plus de croissance et d'emplois.
En effet, les défis de la prochaine étape rendent nécessaires la poursuite des efforts de réforme et de consolidation des assises d'une économie moderne et ouverte, afin de garantir les chances de hisser la Tunisie au rang des pays émergents les plus développés.
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