Ouverture, à Tunis, du symposium international sur la standardisation des noms géographiques

Les travaux du symposium international sur "la standardisation des noms géographiques" se sont ouverts lundi, à Tunis, sous l'égide du centre régional de télédétection des pays d'Afrique du Nord et l'Organisation africaine de cartographie et de télédétection, en collaboration avec le groupe d'experts des Nations Unies pour l'onomastique et la ligue des centres arabes de télédétection.
Ouvrant ce symposium, qui se poursuivra jusqu'au 6 avril 2007, M. Kamel Morjane, ministre de la Défense nationale, a souligné l'importance de cette rencontre dont la tenue atteste le haut niveau atteint par la Tunisie en matière de géographie numérique.
Cela se reflète notamment dans la décision du président Ben Ali de mettre en oeuvre un programme national de géographie numérique en l'an 2000, dans l'objectif de mettre en place un cadre organisationnel et technique unifié pour les intervenants du domaine de la planification et de la gestion territoriale, et d'instituer des normes uniques et reconnues, pour la structuration des données géographiques numériques, leur production et leur échange. Le ministre a mis en exergue l'importance que revêt l'appellation géographique au niveau de la cartographie et à celui des systèmes et règles de l'information géographique, en tant qu'outils essentiels et efficaces pour la promotion de nombreux secteurs, à l'instar de la planification urbaine, l'enregistrement foncier, les communications stratégiques et sécuritaires.
M. Morjane a souligné, dans ce contexte, l'impératif de la standardisation toponymique, à travers le recours à des règles et des critères unifiés et reconnus par tous, de manière à garantir la communication et l'échange de données, et d'impulser les processus de développement aux niveaux national, régional et mondial.
Le ministre a, par Ailleurs, indiqué que les appellations géographiques assument, en plus de leur rôle technique, une vocation culturelle et civilisationnelle, étant donné qu'elles renvoient au legs culturel des pays et constituent des témoignages sur leur histoire et celle des civilisations qui s'y sont succédé.
Il a, dans cette optique, mis en garde contre les atteintes portées par le colonialisme aux noms géographiques dans l'intention de les défigurer ou de les occulter en vue d'imposer ses propres croyances et culture.
Partant de sa conviction quand à l'importance des noms géographiques et de l'onomastique, a assuré le ministre, la Tunisie a pris l'initiative, dès le début des années 80, de créer la commission nationale des noms géographiques, dans l'objectif de favoriser l'émergence d'un système unifié adapté aux activités cartographiques au niveau national, sans pour autant se démarquer du système mondial.
Pour leur part, MM Néji fkih, directeur général du centre régional de télédétection des pays d'Afrique du Nord, et Anouar Sayala, secrétaire général de l'organisation africaine de cartographie et de télédétection, ainsi que Mme Helen Kerfoot, présidente du groupe d'experts des nations unies, ont mis l'accent sur l'importance de la standardisation des noms géographiques pour l'utilisation correcte et optimale des cartes et pour l'organisation et la promotion des secteurs de l'enregistrement foncier, de la planification urbaine, du recensement de la population, de la navigation électronique et du tourisme, outre la sauvegarde des informations et données historiques, civilisationnelles et géopolitiques liées aux sites, la promotion de l'onomastique et de l'étude des catastrophes naturelles.
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