L'intérêt accordé à l'Islam, une constante fondamentale et une option majeure en Tunisie

L'intérêt accordé à l'islam et la sollicitude dont bénéficient les cadres religieux et les préposés aux affaires de culte constituent une constante fondamentale et une option majeure en Tunisie.
Cette démarche procède de la volonté de conforter l'identité civilisationnelle et culturelle du pays et d'enrichir sa contribution à la civilisation humaine. La Tunisie a fondé son approche dans le domaine religieux sur l'authenticité et la modernité, partant de la Conviction du Président Zine El Abidine Ben Ali que l'islam est un attribut fondamental de la civilisation et un pilier essentiel de la société.
Le Chef de l'Etat a veillé, de ce fait, à ce que l'étendard de l'islam soit toujours hissé au plus haut, que ses nobles valeurs soient préservées et que l'accomplissement de ses rites soient des plus aisés.
Les initiatives successives prises par le Président de la République en faveur de l'islam et la sollicitude dont il ne cesse d'entourer les affaires de culte reposent sur une approche éclairée et une vision clairvoyante dont la finalité est de consacrer une image rayonnante de l'islam dans le monde.
Les efforts se sont axés, dans le cadre de cette approche, sur la rationalisation du discours religieux dans le but de promouvoir la vie spirituelle, d'impulser le processus de développement global et de renforcer l'attachement constant des tunisiens aux valeurs de modération, de juste milieu, de tolérance, de solidarité, d'ouverture et de l'Ijtihad.
Ces efforts visent également à conforter l'attachement des tunisiens à enrichir la pensée religieuse éclairée et à l'adapter aux changements et aux exigences de l'évolution, de la modernité et du progrès.
La Tunisie accorde une importance croissante aux lieux de culte, à travers leur restauration, leur entretien et leur équipement. Les préposés aux affaires religieuses bénéficient d'un intérêt personnel de la part du Président Zine El Abidine Ben Ali, intérêt que traduit notamment sa décision relative au renforcement de la protection sociale en faveur de cette catégorie.
Le nombre des mosquées (Masjid) en Tunisie est passé de 913 en 1987 à 1214 en 2005. Au cours de la même période, le nombre des grandes mosquées (jamaa) est passé de 1477 à 3066.
Le nombre d'édifices religieux (grandes et petites mosquées) construits à l'ère du changement a dépassé celui que la Tunisie a connu depuis la conquête musulmane. L'intérêt accordé aux lieux de culte a englobé aussi bien les anciens que les nouveaux édifices, partant du fait que ces monuments font partie intégrante du patrimoine national et reflètent les spécificités civilisationnelles de la Tunisie.
Le nombre des cadres chargés des mosquées est passé de 6070 en 1987 à 15275 en 2005. Un intérêt particulier a été accordé au recrutement des compétences scientifiques et à la formation et au recyclage, sur la base de méthodes pédagogiques modernes, en plus du renforcement du corps des prédicateurs et des guides religieux chargés de l'encadrement et du recyclage des préposés aux affaires de culte.
Les efforts ont, également, porté sur la promotion des écoles coraniques, conformément à un programme de réforme globale destiné à faire de ces établissements éducatifs un pilier de l'école de demain, à travers la formation d'une nouvelle génération imbue des nobles valeurs islamiques.
Ces établissements seront renforcés par de nouveaux recrutements parmi les diplômés en théologie de l'université de la Zitouna.
En concrétisation de la place de choix qu'occupe le saint Coran, le Président Zine El Abidine Ben Ali a décidé d'assurer la récitation ininterrompue du livre saint, tout au long de l'année, à la mosquée de la Zitouna. Cette initiative, unique dans le monde musulman, a été confortée par la décision du Chef de l'Etat de faire paraître, pour la première fois dans l'histoire du pays, une édition de luxe du saint coran ''le Coran de la république'', selon la relation de l'imam Qaloun et conformément à des procédés techniques typiquement tunisiens.
Les services du Mufti de la République ont été chargés de veiller à la réalisation des différentes étapes de cet ouvrage, en prenant les mesures adéquates pour faire paraître une édition de luxe tant au niveau de la conception que de la mise en page.
Cet ouvrage n'aura pas vu le jour sans la détermination du Président de la République de réunir toutes les conditions nécessaires pour faire de cette édition un travail de grande qualité.
La première édition ayant été épuisée, et dans le souci de permettre au plus grand nombre de tunisiens d'acquérir ''le Coran de la République'', le Chef de l'Etat vient d'ordonner une seconde édition en trois formats: un format conventionnel, un format de poche et un troisième en plusieurs tomes.
Par ailleurs, et depuis 2002, il a été décidé d'organiser le concours international de mémorisation, de psalmodie et d'exégèse du Coran, concours auquel participent annuellement plusieurs candidats de pays arabes et islamiques.
Des efforts sont déployés pour renforcer davantage le rayonnement de ce concours à l'échelle internationale. Il a été, également, décidé à l'initiative du Président Zine El Abidine Ben Ali de créer le prix international du Président de la République pour les études islamiques.
Ce prix vise à encourager les savants et les chercheurs tunisiens et étrangers à déployer les efforts intellectuels nécessaires pour consolider l'image lumineuse de l'islam et renforcer les principes qu'il véhicule: fraternité, entente, coexistence et bannissement du fanatisme, de l'obscurantisme et de toutes formes d'extrémisme.
La création de ce prix vient concrétiser l'attachement du président Ben Ali au dialogue des civilisations, des cultures et des religions et consolider la position qui distingue la Tunisie, à travers les âges, en tant que pays d'ouverture, de dialogue et de réforme. Il y a lieu de rappeler à cet égard que la Tunisie avait abrité en 1995, le symposium international sur la pédagogie de la tolérance qui a abouti à la publication de la charte de Carthage pour la tolérance.
La Tunisie avait organisé aussi, en 1996, à l'occasion de la célébration du 1300ème anniversaire de la fondation de la mosquée de la Zitouna, un symposium sur ''l'Islam et les exigences de l'époque'' qui avait débouché sur la Déclaration ''La
zitouna de l'Ijtihad''.
D'autre part, le symposium international sur le dialogue des cultures qui avait été organisé en 2001 a été sanctionné par la ''Déclaration de Tunis pour le dialogue des cultures''.
A rappeler, également, Que c'est à partir de Tunis qu'ont été publiées "la déclaration pour la paix" issue de la conférence internationale tenue en 2003 à Tunis sur "l'Islam et la paix", et "la déclaration pour l'alliance entre les civilisations" en 2006.
Le Président de la République avait, par ailleurs, ordonné en 2001, la création d'une Chaire universitaire pour le dialogue des civilisations et des religions qui a pour but de promouvoir cette noble mission qu'est le dialogue entre les religions, d'établir des liens de coopération et de renforcer le respect mutuel entre les peuples, outre l'enracinement des valeurs d'entraide et de solidarité entre eux.
Des conférences sont données dans le cadre de cette chaire par d'éminentes personnalités universitaires, scientifiques et médiatiques, tunisiennes et étrangères.
Sur un autre plan, des efforts sont consentis par les différentes parties concernées pour assurer une organisation optimale de la saison du pèlerinage et améliorer la qualité des services fournis aux pèlerins, s'agissant, notamment de leur transport et de leur hébergement dans les lieux saints, l'objectif étant de leur permettre d'accomplir leurs rites dans les meilleures conditions.
La même sollicitude a profité aussi aux Tunisiens résidant à l'étranger, en particulier la femme émigrée et les enfants des deuxième et troisième générations de l'émigration, à travers le raffermissement de leurs liens avec la mère partie et de leur appartenance à l'islam, tout en les aidant à concilier entre leur identité tunisienne et les exigences de la vie dans les pays d'accueil.
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