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Vendredi, 2 juin 2006
Conférence de presse de la ministre de la Défense française"Les relations tuniso-françaises en matière de défense sont extrêmement anciennes, mais sont, aujourd'hui, encore plus importantes"
"Les relations tuniso-françaises en matière de défense sont extrêmement anciennes, mais sont, aujourd'hui, encore plus importantes, compte tenu de la situation stratégique mondiale et du fait que les deux pays sont proches et partagent les mêmes valeurs", a affirmé Mme Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense. A l'occasion de la visite officielle qu'elle effectue actuellement en Tunisie, la ministre française de la Défense s'est déclarée "très intéressée d'entendre les analyses d'un pays ami, tel que la Tunisie, qui a une connaissance plus proche d'un certain nombre de pays". S'exprimant lors d'une conférence de presse tenue, vendredi, en début d'après midi, à Tunis, Mme Michèle Alliot-Marie a mis l'accent sur l'importance de sa rencontre avec le président Zine El Abidine Ben Ali, précisant que cette rencontre a permis de passer en revue les relations bilatérales, particulièrement en ce qui concerne la coopération entre les armées des deux pays. Elle a, d'autre part, indiqué avoir évoqué avec le président de la République les actions menées dans le cadre du dialogue 5+5 en matière de défense, s'agissant notamment des actions visant à faire face aux risques et aux défis communs, dont le terrorisme et l'émigration clandestine. L'entretien, a-t-elle ajouté, a porté sur la situuation d'un certain nombre de pays qui sont en crise, notamment en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie Centrale. Face à la multiplication de ces crises, la ministre française a souligné l'impératif pour les deux pays d'unir leurs forces, aussi bien au plan bilatéral que multilatéral. S'agissant de la coopération militaire dans le cadre du dialogue 5+5, Mme Michèle Alliot-Marie a mis l'accent sur la portée du projet de création, à l'initiative de la Tunisie, d'un centre d'études stratégiques, qui sera opérationnel, à partir de 2007, et qui, a-t-elle précisé, sera financé en partie, par la France. La ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité pour les deux pays de renforcer davantage les échanges de renseignements et d'intensifier la surveillance maritime qui, "constitue un élément extrêmement important de la coopération en matière de lutte contre le terrorisme". Il s'agit, a-t-elle poursuivi, "d'une lutte globale qui vise à éliminer, voire éradiquer les raisons qui sont à la base du terrorisme". Traitant de la question de l'émigration clandestine, Mme Michèle Alliot-Marie a relevé qu'il ''est impérieux d'identifier tous les moyens nécessaires à même de permettre aux candidats à l'émigration de vivre décemment chez eux''. Concernant le dossier nucléaire iranien, la ministre française de la défense a fait état de la préoccupation de la communauté internationale au sujet de la prolifération des armes de destruction massive, relevant que l'Iran doit respecter sa signature du traité contre la prolifération des armes de destruction massives. "Nous faisons tout, a-t-elle dit, pour que cette question soit réglée d'une manière diplomatique".
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