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Dimanche, 7 mai 2006
Hommage à Léopold Sédar Senghor à la Foire internationale du livre de Tunis

Léopold Sédar Senghor, Le chef d'Etat, l'homme politique, le poète, l'essayiste et le grammairien, le chantre de la négritude et de la diversité culturelle, a été au centre d'une rencontre littéraire organisée, dimanche à Tunis, en hommage à son oeuvre et à son parcours en tant qu'illustre écrivain et poète africain.
La rencontre, qui se tient dans le cadre de la 24ème session de la Foire internationale du livre de Tunis, au Palais des expositions du Kram, se veut une contribution à la consécration, par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), de l'année 2006, ''Année Senghor'' pour célébrer le centenaire de sa naissance.
Ont participé à cette rencontre des universitaires, des spécialistes de l'oeuvre de Senghor et des poètes, en présence notamment de MM. Roger Dehaylie, commissaire de l'année Senghor et Jean-Michel Djian, journaliste-écrivain, qui a publié une oeuvre de référence sur le poète, intitulée ''L.P.Senghor : genèse d'un imaginaire francophone''.
Les intervenants, qui ont présenté les différentes facettes de cette figure marquante du Continent africain, décédé en 2001, ont retracé le parcours du Chef d'Etat, de l'homme de lettres, du promoteur de l'identité culturelle de l'Afrique et du militant de la francophonie dont il a été l'un des pères fondateurs. Senghor est décrit comme un homme qui chante la négritude pour accompagner avec force les mouvements d'Indépendance en Afrique et qui a élu la francophonie comme patrie d'adoption en signe d'ouverture sur l'autre, en l'occurrence l'Europe, parce qu'il ''était un fervent défenseur du dialogue des cultures, du métissage culturel et de la compréhension et de l'appréciation d'autrui dans sa différence''.
L.P. Senghor est qualifié aussi d'''homme politique visionnaire, idéaliste et pédagogue qui a réussi à incarner les vertus de la bonne gouvernance et qui a oeuvré à mettre le politique au service de la culture''.
M. Moncef Ghachem, poète tunisien, qui a reçu en mars dernier, la mention spéciale du prix Senghor à l'occasion du Salon du livre de Paris, a donné lecture du poème de Senghor ''élégie de Carthage'', dédiée ''au combattant suprême'', le premier président de la Tunisie, feu Habib Bourguiba, et publié dans ''élégies majeures'' (Seuil, 1975).
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