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Jeudi, 4 mai 2006
Tunisie-France :
Accélérer le rythme des investissements directs
et instaurer un partenariat effectif avec les entreprises
tunisiennes

M. Mohamed Ghannouchi, premier ministre, a appelé les chefs d'entreprises français à intensifier les investissements directs et leur partenariat avec les entreprises tunisiennes.
S'exprimant, jeudi, au cours d'une rencontre-débat avec les chefs d'entreprises français, au siège du mouvement des entreprises de France (MEDEF), l'organisation patronale française qui regroupe plus de 750 mille entreprises de tous les secteurs, le premier ministre fait un exposé sur les performances économiques de la Tunisie.
Il a mis en relief les grandes opportunités d'investissement et de partenariat mutuellement profitable qui s'offrent aux entrepreneurs français et européens dans tous les secteurs et en particulier dans les secteurs novateurs et porteurs tels que les nouvelles technologies de l'information et de la communication, la recherche scientifique, l'industrie pharmaceutique ou les services de santé.
M. Ghannouchi a rappelé que la France, ''pays ami et partenaire'' entretient d'intenses échanges économiques, humains et culturels avec la Tunisie, qui incitent à aller de l'avant, en concrétisation de la volonté, réaffirmée à plusieus reprises, par les présidents Zine El Abidine Ben Ali et Jacques Chirac. Il a, ensuite, passé en revue les atouts dont dispose la Tunisie et notamment un grand nombre de cadres hautement qualifiés, un climat social serein, un environnement des affaires très favorable, des procédures administratives simplifiées et une infrastructure moderne.
M. Ghannouchi a également indiqué que la Tunisie a réussi, grâce à des réformes profondes et successives, à réaliser un taux de croissance de 5 pc à prix constants sur près de 50 ans, à faire reculer le chômage de 2 pc et la pauvreté a été ramenée à moins de 4 pc. Il a également précisé que, grâce à la bonne qualité de la gouvernance et à sa transparence, la Tunisie a réalisé une croissance soutenue et une prospérité durable, est s'est classée 35ème sur 117 pays en termes de compétitivité.
Le premier ministre a expliqué que la Tunisie est animée d'une forte ambition et aspire à persévérer sur la voie d'un succès qui a été rendu possible grâce à des choix politiques et économiques pertinents, tel que l'investissement dans l'enseignement, l'éducation et la formation qui accaparent plus de 30 pc du PNB.
Il a précisé qu'en 1987, les diplômés étaient au nombre de 6 mille par an et qu'ils sont actuellement de 50 mille par an. M. Ghannouchi a, d'autre part, évoqué les priorités du 11ème plan de développement et de la prochaine décennie, mettant en relief les objectifs fondamentaux tracés par le Président Zine El Abidine Ben Ali dans son programme électoral ''Pour la Tunisie de demain'', objectifs qui, a-t-il dit, ont rassemblé tous les tunisiens autour d'une même vision. Il a, par ailleurs, énuméré les grands projets tunisiens susceptibles d'intéresser les investisseurs et les entreprises françaises, à savoir une centrale électrique d'une capacité de production de 450 MégaWatts, une centrale éolienne de 100 mégawatts, l'extension du réseau ferroviaire de transport urbain sur 74 Km au cours des trois prochaines années, une station de dessalement de l'eau de mer à Djerba, pour un coût de 40 millions d'Euros, deux unités de traitement des eaux usées, le développement du réseau Internet à haut débit dans toutes les régions du pays, une raffinerie de pétrole dans le Sud d'une capacité de production de 6 millions de tonnes par an, outre la réalisation d'un port en eau profonde et d'un aéroport international à Enfidha.
A son arrivée au siège du MEDEF, M. Ghannouchi a été accueilli notamment par Mme Laurence Parisot, présidente de l'organisation patronale et MM. Jean Burelle, président de MEDEF international et Eric Hayat, président du comité Tunisie de MEDEF international.
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