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Jeudi, 09 février 2006
L'opposition et l'UGTT s'élevent contre la campagne attentatoire
au prophète Mohamed

Les partis de l'opposition et l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont publié, jeudi, des communiqués dans lesquels ils dénoncent avec véhémence la campagne provocatrice menée contre le Prophète Mohamed (Prières et saluts divins sur lui), et condamnent la publication par plusieurs journaux européens de caricatures attentatoires au Prophète.
Le Mouvement des démocrates socialistes (MDS) a affirmé
qu'autant il est attaché au principe de la liberté d'expression
et aux valeurs des droits de l'Homme, autant il exprime sa
condamnation et son indignation de ce qui a été publié et
continue d'être publié par certains journaux européens, ce qui
constitue ''une manoeuvre provocatrice ciblant le Prophète de
l'Islam et portant atteinte aux symboles des religions et au
sacré''.
Le MDS appelle, dans ce contexte, à oeuvrer pour
remédier à la situation avec sagesse et clairvoyance, et dans le
cadre du rejet de la violence et de l'extrémisme.
De son côté, l'Union démocratique unioniste (UDU) dénonce
vivement les pratiques agressives de certains journaux
occidentaux, considérant ces aggressions répétées et
provocatrices comme le résultat de politiques internationales
visant l'Islam.
L'UDU met en garde contre toute exploitation
politique tendancieuse et toute forme de violence qui ne peuvent
nullement servir les causes de l'Islam et des musulmans.
Pour sa part, le Parti Social Libéral (PSL) s'insurge contre
les ''ignominieuses agressions de certains journaux européens
contre les symboles sacrés de l'Islam''.
Dans un communiqué, l'Union générale tunisienne du travail
(UGTT) condamne, au nom de tous les syndicalistes et des
travailleurs, les atteintes portées à l'Islam par plusieurs
journaux occidentaux, soulignant que ''l'utilisation de la
liberté de la presse comme prétexte pour rabaisser les autres
cultures, porter atteinte aux religions et à leurs symboles, n'a
rien à voir avec la liberté d'expression, ni avec le droit à
l'information, et ne sont que des pratiques d'apâtres des guerres
de religions et de civilisations''.
Il est à rappeler qu'un numéro du quotidien ''France-Soir'' a
été saisi en Tunisie pour avoir repris des caricatures
attentatoires au Prophète Mohamed.
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a réaffirmé le rejet de
la Tunisie de l'extrémisme et de la violence, ainsi que de toute
forme d'expression portant atteinte aux Prophètes et à l'ensemble
des symboles sacrés des religions.
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