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Dimanche, 05 février 2006
Démarrage des travaux de la conférence finale du projet "EMPHIS"

Les résultats du projet des systèmes informatiques euro-méditerranéens de la santé publique "EMPHIS", relatif à la généralisation de l'utilisation de l'informatique dans le domaine de la santé, ont été l'axe principal des travaux de la conférence finale de ce projet qui ont démarré samedi, à Hammamet-sud, avec la participation de représentants des ministères de la santé, des universités et des centres de recherche, ainsi que des représentants du secteur privé en Tunisie, Algérie, Maroc, Egypte, Liban, Jordanie, Italie, Japon, France et Angleterre. Cette manifestation a également associé des responsables de l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) et de l'Union Européenne (UE).
La conférence est destinée à la présentation des résultats auxquels sont parvenus les groupes de travail méditerranéens formés dans le cadre de ce projet dont la mise en oeuvre a démarré depuis septembre 2002.
Ces groupes sont subdivisés en trois sous-groupes horizontaux s'intéressant aux maladies de la leishmaniose cutanée, la tuberculose et les maladies nosocomiales, et en trois groupes
verticaux chargés de l'enseignement à distance, de la diffusion de l'information et de la réalisation d'un portail commun à tous ces thèmes.
Une table ronde organisée dans le cadre de cette rencontre a été consacrée à l'examen des moyens développés dans le cadre de ce projet et de leur efficacité en matière d'amélioration du suivi épidémiologique et des dispositifs de contrôle médical dans les différents pays participants.
Ce projet mobilise 19 partenaires de 10 pays euro-méditérranéens réunissant les départements de la santé, les hôpitaux, les universités et les instituts de recherche scientifique, à l'instar de l'institut Pasteur de Tunis.
Les partenaires ont formé des groupes de travail pour veiller à la bonne mise en oeuvre de ce projet. Une série d'outils ont été développés, notamment, les réseaux électroniques d'échange des données relatives aux maladies aux niveaux local, régional et central. De même, des systèmes électroniques sont utilisés pour l'obtention de cartes précises sur la situation géographique des maladies. Les équipements des systèmes d'informations géographiques (GPS) sont également mis à contribution pour localiser les maladies de façon plus précise afin de les maîtriser en d'en empêcher la propagation.
Dans la même optique, des contenus pédagogiques ont été élaborés concernant ces diverses maladies, en vue de favoriser la formation à distance des différents personnels opérant dans le
secteur sanitaire. L'accès à ces informations est possible par le biais du portail informatique mis en place à cet effet. cette opération vise essentiellement à armer les personnels de la santé
pour rendre leurs interventions plus scientifiques et plus efficaces.
M. Afif Ben Saleh, chef du service des épidémies médicales à l'institut Pasteur, a indiqué que dans le cadre de la mise en oeuvre de ce programme en Tunisie, trois expériences pilotes ont été menées intra muros, la première dans le gouvernorat de Sidi Bouzid concernant la leishmaniose, dans le cadre d'un partenariat entre l'institut Pasteur, la délégation régionale de la santé publique et la direction de la santé de base.
s'agissant de la tuberculose, le programme a été mis en oeuvre par la direction de santé de base dans les gouvernorats de Beja et de l'Ariana.
Un dispositif a été adopté également pour les maladies nosocomiales à l'hôpital Sahloul de Sousse.
La faculté de médecine de Monatsir a été, quant à elle, choisie pour le thème du "e-learning".
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