|
Jeudi, 2 février 2006
‘‘Sur les traces des phéniciens en Sardaigne'' thème d'une conférence dans le cadre de la chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions

‘‘Sur les traces des phéniciens en Sardaigne'' tel est le thème d'une conférence donnée samedi, à l'Institut supérieur des sciences humaines de Tunis, par le professeur Piero Bartoloni, dans le cadre de la chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions, en présence de M.Mohammed Hassine Fantar, titulaire de cette chaire.
M.Bartoloni a salué l'initiative du Président Zine El Abidine Ben Ali de créer cette chaire prestigieuse qui constitue, a-t-il dit, un grand espoir pour le dialogue des cultures et des civilisations.
Le conférencier a d'abord fait une présentation brève de la situation géographique de l'île de la Sardaigne et de ses anciens habitants ''les nuragiques'' (bâtisseurs de tours) qui étaient un peuple de guerriers toujours en conflit entre eux.
Cette situation de guerre permanente a permis aux navigateurs orientaux de s'établir le long des cotes de cette île pour exploiter ses richesses minières.
Le professeur Piero Bartoloni a souligné que la première moitié du 8eme siècle avant JC a vu la naissance des premières colonies phéniciennes sachant que ces colonies ont succédé aux implantations précoloniales mais l'occupation des cotes fut moins généralisée par rapport à l'époque précoloniale car à l'exception de la région d'Olbia, la partie septentrionale de la Sardaigne aucune ville phénicienne ne se trouve sur cette partie de la cote.
Le port était un refuge sur pour les bateaux et revêtait une très grande importance. Pour assurer les meilleurs conditions à leur contact et éventuellement à leur retrait, au proche Orient, les phéniciens ont installe leurs ports à l'embouchure d'un fleuve ou au bord d'une lagune ouverte sur la mer.
Parmi les principaux emplacement des phéniciens sur l'île de Sardaigne figurent les villes de Cagliari, de Nora, de Bitia et de Sulky.
M. Bartoloni a indiqué que le succès des colonies phéniciennes n'aurait pas été possible sans la collaboration des populations locales, c'est à dire des populations nuragiques, qui en partie
ont ingéré les villes phéniciennes et y ont poursuivi leurs activités en toute liberté.
Le conférencier a présenté plusieurs images des résultats de quelques fouilles menées par des archéologues sur l'île de la Sardaigne.
Ces fouilles ont permis la découverte de plusieurs quartiers d'habitations, des temples, des nécropoles, des caveaux, des statuts en bronze ainsi que des objets de la vie quotidienne dont des vases, des gourdes de pèlerin, des cruches, des empreintes de sceau représentant des divinités.
M.Piero Bartoloni est professeur à l'université de Sassari (études phénico-puniques)et chef de la mission archéologique italienne à Zama.
Il est aussi membre du comité national pour les études et les recherches sur la civilisation phénico-punique auprès du ministère italien pour les biens et les actions culturelles et membre de l'institut italien pour l'Afrique et l'orient.
M.Bartoloni est l'auteur de nombreuses publications scientifiques et culturelles.
|