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Jeudi, 12 janvier 2006
Can 2006
Ce soir en amical à Radès : Tunisie-Libye

L'équipe de Tunisie pour la CAN fera le point à la faveur des deux tests face à la Libye et au Ghana.
Des choix sont souhaitables pour consolider le renouveau
La CAN c'est maintenant et nous avons hâte de renouer avec l'équipe de Tunisie pour plusieurs raisons. Bien des changements sont intervenus depuis juin 2005, avec l'arrivée de nouveaux joueurs dont deux convoqués, il y a seulement une semaine, n'ont jamais évolué avec la sélection A, en l'occurrence Merdassi et Ltaïef. La récente mise en place progressive d'une formule de jeu moins guindée et enfin un groupe de «pros» étoffé depuis deux ans.
Les nouveautés ont touché essentiellement le compartiment des avants. Chawki Ben Saâda, Hamed Namouchi, Heykel Guemamdia, Issam Jemaâ et le tout nouveau Aymen Ltaïef. A l'exception de l'attaquant «sang et or», tous les autres ont participé aux derniers matches décisifs des qualifications, pour la CAN et le Mondial.
Ce sont désormais des joueurs intégrés dans le dispositif.
Guemamdia est même devenu le second buteur de la sélection derrière Santos, alors que Jemaâ a mis son empreinte en donnant la victoire à la Tunisie face par exemple au Kenya. L'équipe nationale n'a pas connu de bouleversements, puisque le secteur défensif — arrière-garde et entrejeu — a gardé pratiquement les mêmes acteurs qui ont pour la plupart disputé la CAN 2004 et les éliminatoires 2006.
C'est un gros acquis pour la stabilité de ce compartiment du jeu. Aussi, Ali Boumnijel, Khaled Fadhel, Saïdi, Jaïdi, Hagui, Trabelsi, Clayton, Bouazizi, Ghodhbane, Mnari,Chedly, sont toujours là, avec le regret de ne pas compter sur Mehdi Nafti, un joueur-clé qui manquera énormément à la sélection et pas seulement dans le jeu de récupération. L'ossature, étant en place, l'équipe de Tunisie a toutefois besoin de se présenter essentiellement dans une très bonne condition physique à même de soutenir les chocs de ses adversaires. On jugera son état athlétique dès ce soir face à la Libye et trois jours après devant le Ghana.
En effet, lors de la CAN 2004, on a vérifié combien les qualités de forme et de combativité de la sélection nationale ont été primordiales pour tenir la route dans une compétition qui exige justement des jambes en acier. L'édition 2006 sera encore plus dure sur le plan physique. Or et en ce moment, ce n'est pas la totale satisfaction sur ce plan, puisque plusieurs joueurs tunisiens ne se situent pas au meilleur niveau, étant peu sollicités par leurs clubs, ou revenant de blessures.
Le onze national avait besoin d'un sang neuf. C'est dans cette logique de renouvellement que le sélectionneur a lancé Ben Saâda, Namouchi, en mars 2005 contre le Malawi, Guemamdia, Jemaâ, Kassraoui, puis tout récemment Melliti, Merdassi, comme probable doublure de Hatem Trabelsi et Ltaïef.
Et pour rester fidèle à cette logique, nous pensons que l'équipe de Tunisie peut compter sur des joueurs capables de créer l'effet de surprise. Le sélectionneur sans doute instruit du comportement de l'équipe lors de la Coupe des confédérations et de la prestation satisfaisante de quelques jeunes devrait maintenir cette stratégie, pouvant assurer des solutions de rechange indispensables au vu de la forme approximative de quelques joueurs, essentiellement en attaque et à l'entrejeu. Nous pensons particulièrement à Santos, peu en vue cette saison à Toulouse, Jaziri auteur de quelques apparitions avec Troyes. Chedly, récemment blessé et mal à l'aise quant à son avenir à Nuremberg...
Le sélectionneur n'a plus de raison de faire marche arrière.
Il gagnera à faire des choix audacieux, nonobstant les noms car forcément l'équipe ne peut être la même que celle ayant disputé la CAN 2004. Riche d'un certain métier, elle aura aussi gagné en qualités de jeunesse.
Il est donc nécessaire de consolider cette progression, surtout à l'entrejeu et en attaque.
Melliti, joueur polyvalent, Jemaâ, Guemamdia, Ltaïef offrent cette opportunité précieuse. Alors pourquoi pas dès ce soir et pendant la CAN... |